Chapitre 150
Clément a demandé en souriant:
â Exceptionnel ? Pourquoi disâtu cela ?
Gisèle a dit sincèrement :
â Bien que tu aies lâair dâun homme ordinaire, tu es en fait très compétent, et tu ne tâen vantes jamais.
Cependant, une fois que quelquâun tâirrite, tu nâhésiteras pas à riposter du tac au tac, sans lui laisser
aucune chance de riposter, tout cela te rend exceptionnel !
Sur ce, Gisèle a ajouté :
â Plus important encore, je ne comprends pas pourquoi un homme aussi compétent comme toi a choisi
dâêtre le gendre matrilocal de la famille Xavier ? Et encore, la famille Xavier nâest quâune famille ordinaire
de second rang, quâestâce qui te fait au juste rester chez les Xavier ?
Clément nâa pas répondu à la question de Gisèle, mais lui a demandé :
â Alors, excepté les Xavier, où pensesâtu que je devrais rester ? Ou quelle est la famille qui peut me
retenir ?
Gisèle a dit sincèrement:
â Je pense que tu devrais tâallier à une grande famille. Je suis sûr que dâinnombrables grandes familles
veulent bien marier leur fille à un maître aussi puissant comme toi.
Clément a dit en souriant amèrement:
â à quoi ça sert un mariage sans amour ? Câest vraiment ridicule, non ? En plus, la fille de la grande
famille veutâelle épouser un homme quâelle nâaime pas ? Ou veutâelle se laisser manipuler par sa
famille ?
Gisèle a dit tout naturellement :
â Bien sûr que oui ! Toutes les filles de la grande famille ont eu une éducation très stricte depuis leur
enfance. Par exemple, il leur faut aller à lâécole destinée aux aristocrates, non pas pour apprendre des
connaissances, mais pour apprendre lâétiquette sociale des aristocrates. Ou un autre exemple, les filles,
avant quâelles atteignent leur majorité ou que les conditions soient favorables, sont toutes strictement
interdites de contacter les hommes de lâextérieur ou de tomber amoureux.
â On là là ! a dit Clément avec surprise, nous sommes déjà au 21e siècle, mais pourquoi les grande
familles ont quand même des idées si conservatrices?
Gisèle a dit sérieusement :
â Ce ne sont pas des idées conservatrices, mais ce sont des règles de survie dans la classe supérieure.
Clément a demandé avec curiosité : â Règle de survie ? Pourquoi ? Gisèle a expliqué sérieusement :
â Comme par exemple notre famille Poincaré a aussi besoin de coopérer avec dâautres familles pour
associer les fortunes. Donc, il y a un règlement intérieur dans notre famille Poincaré : tous les mariages
doivent être arrangés par la famille.
â En plus, câest même plus exagéré il y a très longtemps, à lâépoque, tous les mariages sont
consanguins, câestâà âdire que le cousin épouse la cousine, câest juste pour éviter la dilution ou la fuite
de la richesse.
â Par la suite, notre famille a assoupli le règlement. Les mariages consanguins ne sont plus obligatoires,
mais il nous faut nous marier avec les membres des familles qui sont plus puissantes ou au moins aussi
puissantes que notre famille.
Cela dit, Gisèle a soupiré et a poursuivi :
â Tant que notre famille a confirmé la valeur dâune certaine famille, on va certainement employer tous les
moyens possibles pour sâallier à cette famille par le mariage. En un mot, tous les membres de notre
famille doivent donner la priorité aux intérêts familiaux et se soumettre à tous les ordres de la famille, en
particulier en matière de mariage
Clément a soupiré et a dit :
â Il semble que les grandes familles aient aussi leurs chagrins. Plus on est riche, plus on est avide.
à ce moment, Clément pensait : Il semblait quâil ne doive pas retourner dans la famille Huet, sâil
retournait vraiment dans la famille Huet, il ferait également lâobjet des contraintes de toutes sortes
comme Gisèle, pire encore, les Huet mépriserait peutâêtre les Xavier, et à cause de cela, les Huet le
forceraient à divorcer avec Chloé et à se marier avec une fille de la famille riche... »
Clément a demandé :
â Au fait, Mlle Gisèle, je pense que tu as atteint lââge de mariage, alors estâce que la famille Poincaré a
arrangé un mariage pour toi ?
Gisèle a secoué la tête et a dit :
â Peu avant que mon grandâpère tombe malade, il a fiancé mon cousin Cédric avec une fille quâil avait
désignée il y a longtemps. Quand câétait à mon tour, mon grandâpère était déjà gravement malade, et ne
sâoccupait naturellement pas de moi. Mais puisque mon grandâpère sâest remis maintenant, je suppose
quâil va bientôt commencer à planifier mon mariage...