Chapitre 2005
A la Cité J, chez les Poincaré.
Frébric venait de rentrer et a trouvé Phillipe en faisant semblant dâêtre inquiet pour Gisèle.
Phillipe le regardait, toujours perplexe.
Il ne voulait pas croire que son fils, quâil a accompagné plus de 50 ans, voulait le tuer.
Si quelquâun dâautre avait raconté cela à Phillipe, il ne lâaurait jamais cru.
Mais câétait Clément qui lui en a parlé, et il devait le prendre au sérieux, même sâil ne voulait pas y croire. Parce
quâil savait que Clément ne dirait pas sans preuves que Frébric lui ferait du mal.
Si Clément a dit cela, il devait avoir des preuves!
Phillipe a regardé Frébric et sâest dit :
« Je ferais mieux dâêtre prudent !>>
Philippe sâest levé et a dit à Frébric:
â
Frébric, je me suis inquiété pour Gisèle ces derniers jours et je ne suis pas bien, maintenant que tu es là , je peux
enfin me reposer un peu.
Frébric sâempressait de dire :
â
Papa, laisse-moi tâaider à aller dans ta chambre.
Philippe a fait un signe de la main et a dit :
Non, dépêche-toi de contacter Cédric pour voir sâil a des nouvelles de Gisèle, et nâoublie pas de me
tenir au courant.
Lorsquâil a terminé, le vieil homme sâest tourné vers Dominique, disant :
â Dominique, raccompagne-moi dans ma chambre.
Dominique a acquiescé et a dit :
â
Oui monsieur, sâil vous plaît !
â
Philippe a regardé Frébric en se levant :
Frébric, ton frère nâa quâun enfant, Gisèle, il faut que tu la trouves, sinon je vais souffrir tant.
Frébric se sentait un peu gêné dâentendre cela, mais il sâempressait de le cacher:
â
Ne tâinquiète pas, papa, je vais faire mes mieux !
Phillipe a acquiescé.
En effet, il a simplement voulu évoquer la dernière parcelle de conscience de Frébric.
Sâil avait la moindre conscience, il aurait dû épargner sa nièce.
Mais sâil voulait toujours tuer Gisèle et quâil décide de lâaffronter, alors ce fils, il pourrait abandonner.
Dominique a aidé Phillipe, un peu épuisé, à rentrer dans sa chambre.
â
Dès quâils sont entrés, Philippe a changé de visage et a dit à Dominique dâune voix froide :
Dominique, ferme la porte derrière toi et viens dans le bureau, jâai quelque chose à te dire !
La chambre de Philippe, il sâagissait en effet dâune suite de bonne taille.
Elle comprenait un salon, une chambre, un séjour et un bureau.
Error
Le bureau était situé au centre de lâensemble de la suite, avec dâautres pièces reliées de tous les côtés, et il nây
avait pas de fenêtre, ce qui rendait difficile dâentendre les conversations qui se sont produits ici pour les autres.
Dominique a vu lâexpression de Phillipe devenir plus sérieuse et il a soudain eu un sentiment familier.
I