â Tu nâes pas revenu depuis quelques ans ! Tu me manques tellement ! a souri Didier.
Joseph a dit dâun air désolé :
â Hélas, je deviens de plus en plus faible. Tu le sais, jâai eu une maladie grave il y a quelques années, avec mon
estomac coupé dâune moitié. Le médecin mâa exhorté à ne pas être trop fatigué, donc je sors rarement, sans
parler de revenir dans le pays.
A ce sujet, Joseph sâest exclamé :
â
A lâorigine, mes enfants ne voulaient pas que je vienne à la cérémonie dâoffrandes aux ancêtres, mais comment
aurais-je pu ne pas venir? Peut-être que câest la dernière fois que jâassiste à une telle activité !
Didier sâest empressé de le consoler :
â
â Ne dis pas de bêtises. Prends soin de ta santé, et tu pourras assister dans douze ans. Mais Joseph a soupiré
légèrement et a agité la main:
Didier, je connais bien mon corps. Je serai déjà satisfait si je peux vivre encore trois à cinq ans, comment oserais-je
espérer douze ans de vie ? Je viens de persuader mes enfants de transporter mon corps chez nous et de lâenterrer
à la Montagne Huet où reposent les ancêtres de notre famille après ma mort. Mais mes enfants en sont réticents,
parce quâils trouvent peu faciles pour eux de venir me rendre hommage.
Didier a tapoté lâépaule de Joseph en le soulageant :
â Allez, Joseph, ne sois pas si déprimé. Câest rare que tu reviennes chez nous, et nous devons en vieux temps !
profiter pour revivre du bon
â Bien ! Joseph a hoché la tête, puis a dit à son fils et à son petit-fils, Thérode, Mathias, allez, venez saluer notre
chef de famille.
Thérode sâest avancé pour saluer Didier avec respect :
Bonjour, oncle Didier!
Mathias lâa suivi, puis a dit respectueusement à Didier :
â
Bonjour, papy Didier !
Avec un grand sourire, Didier a aidé les deux à se lever, en disant joyeusement
Allez, allez, Joseph, Thérode et Mathias, je vais vous présenter.
A lâécouter, Philbert, fils de Didier, était prêt à se lever pour les saluer.
En règle générale, lors dâoccasions formelles comme celle-ci, même si tout le monde se connaissait, il faudrait des
formalités.
En tant que fils aîné de Didier, Philbert croyait quâil devrait être le premier à être présenté.
Mais à sa grande surprise, avant quâil ne puisse se lever, Didier a tiré le bras de Clément et lâa présenté à Mathias:
Joseph, à Thérode et Ã
Voici le fils de Méverin, Clément !
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Chapitre 3210
Au moment où Didier a prononcé le nom de Clément, Philbert sâest redressé sur sa chaise. Aussi furieux quâil soit,
Philbert se sentait maintenant engourdi.
« Je peux dire à quel point Clément est important dans son cÅur, il a demandé à tous les membres de la famille
dâaller saluer Clément aujourdâhui !»
« Il veut que Clément soit en charge des Huet dans le futurâ¦>>
« Cet incident est un signe extrêmement dangereux pour Gilles et moi. Si on laisse les choses se développer vers
cette
orientation, il est fort probable que Clément me remplacera comme héritier des Huet !>
à ce momentâlà , Joseph et les autres, ayant appris que Clément était le fils de Méverin, ont été tous choqués.
Joseph a regardé Clément et a dit :
â
Tu ressembles vraiment à Méverin !
Sur ce, il a regardé Didier et lui a demandé :
â Didier, Clément nâavaitâil pas disparu depuis de nombreuses années ? Quand lâasâtu retrouvé ? Câest une affaire si
importante, pourquoi ne nous lâasâtu pas dit plus tôt ?
Didier a ri:
â Cela fait un moment que jâai retrouvé Clément, il ne voulait pas attirer trop dâattention et il nâétait pas à la Cité Y Ã
cette époqueâlà . Aujourdâhui, câest aussi la première fois quâil est revenu chez nous après tant dâannées dâabsence.
â
â Je vois !
Joseph a regardé à nouveau Clément, a tendu les mains ridées et a serré fortement Clément en soupirant,
â Clément, ton père était toujours la fierté des Huet, même aujourdâhui, ces grandes familles dâAmérique du Nord
ont toujours très peur de ton père ! Depuis que tu es revenu chez les Huet, tu dois accomplir le souhait de ton père
et bien travailler pour les
Huet à lâavenir !
Clément nâavait pas vraiment dâimpression sur Joseph, mais il pouvait voir que Joseph était sincère. Câétait
pourquoi, même si Clément nâavait pas lâintention de rentrer chez les Huet, il lui a dit respectueusement:
Ne tâinquiète pas, je le ferai !
â Câest bien ! Câest bien !
Joseph a dit avec soulagement:
â Le retour du fils de Méverin est vraiment une bonne nouvelle, et demain lors de la cérémonie dâoffrandes aux
ancêtres, je vais les en informer !
Thérode nâa pas pu sâempêcher de sâexclamer,
â
â Quand Méverin était encore vivant, il était la gloire des Huet, mes pairs lâadmiraient tant à lâépoque, jâespère que
toi, Clément, tu pourras réaliser le souhait de ton père et devenir la prochaine gloire des Huet !
Didier a ri:
Jâen suis sûr !
Didier sâest alors adressé à son frère :
â
Emmène ton fils et ton petitâfils sur le côté et attends un peu, nous avons déjà une demiâheure de retard, le temps
presse, nous pourrons bavarder plus tard.
Joseph a hoché la tête et a dit :
Dâaccord, alors nous te laissons!
Philbert sâest dit, dépité :
« Jusquâà présent, moi, le fils aîné des Huet, je nâai même pas eu lâoccasion de parler à quelquâun dâautre, grandâ
père contente de présenter Clément aux autres !>>
Au moment où Philbert sâen est voulu, les autres parents de la famille Huet sont entrés.
Comme auparavant, Didier ne les a présentés quâà Clément, sans vouloir les présenter à Philbert.
Une demiâheure plus tard, des dizaines de familles de la branche des Huet, soit plus dâune centaine de membres,
ont tous salué Didier.
Rammi eux, les seuls à être proches de Didier étaient ses deux jeunes frères et ses cousins, les autres étant un peu
étrangers
3210
pour Didier.
Après cela, Didier sâest levé et a dit à haute voix :
â
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Merci à tous dâêtre venus, vous êtes tous des descendants de la famille Huet, où que vous soyez, vous êtes tous
membres des Huet, et vous êtes tous bénis par nos ancêtres, alors cette foisâci, la cérémonie dâoffrandes aux
ancêtres, en plus de vénérer nos ancêtres communs, jâespère aussi que tous les descendants de la famille Huet ici
seront plus unis pour rendre les Huet de mieux en mieux à lâavenir !