Chapitre 959
Allongé sur le sol, Sacha regardait le chauffeur de taxi qui était furieux, dâun air beaucoup moins arrogant que
lorsquâil avait arrêté le taxi et avait menacé ce dernier.
Sacha lâa supplié en sanglotant:
â Monsieur, sâil vous plaît, laissezâmoi partir⦠Je viens de faire faillite. Je nâai plus rien et je suis endetté. Jâai été
battu violemment. Je nâai vraiment aucun moyen de payer la courseâ¦
Le chauffeur de taxi a répondu avec colère:
â Vous avez vos dettes à payer, jâai aussi les miennes ! Si jâétais riche, pourquoi conduiraisâje un taxi? Vous croyez
que câest facile de gagner 20 euros? Cette somme est assez pour me nourrir pendant deux jours ! Dépêchezâvous
de me payer !
Sacha a poussé de longs hurlements en disant :
â Monsieur, je nâai vraiment pas dâargent et je nâai rien de précieux sur moi. Je vous en prie dâavoir pitié de moi!
Le chauffeur de taxi a dit froidement :
â Arrêtez vos salades. Si vous ne me donnez pas lâargent, jâappellerai la police!
En entendant cela, Sacha sâest levé immédiatement et sâest agenouillé devant lui. Il a dit en lui faisant des
courbettes:
â Monsieur, je nâai vraiment pas dâargent. Même si vous me menacez de mort, câest toujours la même réponse. Sâil
vous plaît, laissezâmoi partir. Votre enfant devrait avoir le même age que moi. Ayez pitié de moi!
Le chauffeur de taxi nâavait jamais vu une personne aussi éhontée. Il a dit en tremblant de colère:
â Vous nâavez vraiment pas honte ! Vous nâavez pas de parents ? Si vos parents savaient que vous faites des
courbettes pour 20 euros, comment se sentiraientâils ?
Ayant envie de pleurer, Sasha a répondu :
â Monsieur, à vrai dire, je suis un orphelin qui a grandi sans mes parents, dans lâorphelinat de la Cité J. Jâai
économisé 12 000 euros au cours de ces dernières années, mais jâai fini par être ruiné par un ami de mon
orphelinat. Ce fils de pute non seulement mâa trompé des 12 000 euros, mais aussi mâa persuadé dâemprunter 50
000 à taux usuraire sur plusieurs plateformes ! Il a pris tous mes 62 000 euros. Ãa mâa vraiment coincé !
Le chauffeur de taxi a cru ce quâil a dit et a répondu avec surprise:
â Comment peutâil y avoir encore des gens aussi malchanceux comme vous au 21e siècle? Après avoir appris la
situation misérable de Sacha, le chauffeur de taxi ne pouvait plus le forcer Ã
payer.
Il a alors soupiré et lui a dit :
â Comme vous êtes orphelin et que vous avez un passé misérable, je vous laisse partir cette fois. Je nâai pas de
chance. Je vous paie la course!
En entendant cela, Sacha a immédiatement fait trois nouvelles courbettes et a dit avec reconnaissance :
â Vous êtes vraiment gentil, monsieur ! Vous êtes comme un père pour moi!
Puis, il a levé les yeux vers le chauffeur de taxi et lâa supplié:
â Vous mâavez payé la course de taxi. Si vous pouviez me donner encore 20 euros pour acheter à manger, je vous
serais très reconnaissant!
Le chauffeur de taxi sâest énervé et lui a donné un coup de pied, en sâécriant:
â Vous êtes misérable, mais il doit y avoir quelque chose qui ne va pas avec vous ! Quelle honte, putain !
Après avoir dit cela, il est retourné dans son taxi, lâa démarré et est parti.
Sacha sâest levé péniblement et a tapoté la terre sur son corps, en se disant :
« Câétait dur, mais jâai finalement économisé 20 euros. »
Ayant profité dâune course de taxi gratuite, il se sentait un peu mieux.
Il bottait vers la maison de sa copine, pensant quâil était prêt à pleurer dans les bras de sa copine.
Celleâci habitait dans un village urbain où les logements étaient construits par leurs propres occupants, dont la
plupart étaient vieux et délabrés. Mais pour Sasha, la maison de sa copine était une mine dâor, parce que la ville
avait commencé le projet de démolition il y a des années et que les démolitions seraient compensées par des
constructions neuves. Parfois, un foyer pouvait obtenir deux à trois maisons au niveau du relogement.
Donc, Sacha avait déjà hâte de se marier avec sa copine, afin de pouvoir vivre chez elle et partager les bénéfices
après la démolition.
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